Son œuvre devient l’identité de Jonquières, la fontaine « l’Arbre de Vie » est à présent un élément marquant du logo de la ville. L’artiste/artisan Olivier Biscarrat est ferronnier d’art à Jonquières. Il y a quelques années Olivier et Jean-Benoît Biscarrat ont créé «l’Atelier Rouge Cerise» à Jonquières.  Aujourd’hui Olivier continue seul la ferronnerie d’Art. Nous l’avons rencontré pour revenir sur cette œuvre et sur son travail.

Jonquières Magazine: 

La municipalité a choisi votre « arbre de vie » pour la représenter. Racontez-nous son histoire. 

Olivier: 

La première idée était de réaliser un arbre ouvert, plus proche d’une vision classique de la nature. Au dernier moment le dessin a été modifié pour des raisons de sécurité. Il ne fallait pas que quelqu’un puisse monter sur une branche, au risque de se blesser. Il a fallu trouver une solution technique. Et la sphère nous est apparue comme une réponse à ces contraintes. D’autant plus que cette forme est à mon avis un symbole parfait pour exprimer la communauté!

Jonquières Magazine: 

Il y a aussi des mots sur cet arbre symbolique, quelle en est la signification?

Olivier: 

Aimant beaucoup les mots avec un grand père maternel poète, ces derniers sont très souvent présents au coeur de mes oeuvres. 

Ils sont pour moi un moyen explicite de rejoindre l’autre… « et si les choses étaient plus belles quand on les fait pour ceux qu’on aime » est un hymne au faire. Faire pour l’autre. 

Jonquières Magazine: 

Comment s’est déroulé la réalisation?

Olivier: 

La réalisation a demandé deux mois et demi avec mon frère Jean Benoît. C’était les «débuts»  de l’atelier. Nous étions moins expérimentés qu’aujourd’hui. C’était l’une de nos premières réalisations d’envergure… Dans l’atelier, la fontaine paraissait immense. La surprise a été à la pose où elle est apparue beaucoup plus petite… 

Jonquières Magazine: 

Que ressentez-vous en apprenant qu’elle va devenir le logo de votre ville?

Olivier: 

Je suis honoré et fier. Cela prouve que ce qu’on a réalisé touche les gens. L’objectif est atteint!

Jonquières Magazine: 

Votre atelier s’appelle «Rouge Cerise», pourquoi avoir choisi ce nom?

Olivier: 

Les forgerons travaillent souvent dans des ateliers sombres. C’est pour reconnaître et mieux voir les couleurs du métal. Qui sont autant de témoins des différentes températures. Le rouge cerise correspond à environ 800 degrés. C’est une des premières couleurs auxquelles on peut travailler le métal.